Ce qui me guide
Mes principes ne changent pas au gré du vent – ils guident ma vie et mon action
Enseignante, journaliste, citoyenne engagée : mon parcours a toujours été guidé par les mêmes principes. Transmettre pour rendre libre. Défendre l’égalité républicaine. Croire au travail et à la responsabilité. Préserver ce que nous avons reçu. Et rendre à la France la maîtrise de son destin.
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Je crois à la responsabilité
Je viens d’une famille où l’on m’a appris une chose fondamentale, « Tu dois, donc tu peux. »
Je crois aux femmes et aux hommes qui assument, à ceux qui élèvent leurs enfants, soignent, enseignent, produisent, cultivent, entreprennent, protègent. Je crois à ceux qui tiennent, même quand tout devient difficile.
Mais je demande la même chose à ceux qui gouvernent.
Exercer le pouvoir, c’est répondre de ses actes, c’est décider et assumer. Cela ne peut pas être de se réfugier derrière Bruxelles, les marchés, les experts ou la fatalité, comme c’est trop souvent le cas. Vous êtes responsables, en tant que peuple de France vous méritez que vos dirigeants le soient aussi et encore plus, pas moins.
Je demanderai beaucoup aux responsables parce que je crois profondément à la responsabilité, et à commencer par la mienne. On ne gouverne pas impunément.
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Je crois à la liberté
Je crois à une liberté exigeante, pas celle qui consiste à laisser chacun se débrouiller seul, mais celle qui donne à chacun les moyens de choisir sa vie.
Être libre, c’est savoir penser par soi-même. C’est pouvoir vivre de son travail. C’est ne dépendre de personne pour décider de son avenir. Cela vaut pour une femme, un homme, comme pour un peuple.
Toute ma vie, j’ai voulu transmettre pour rendre libre. C’est encore ce qui me guide aujourd’hui car je crois que c’est la valeur cardinale de notre civilisation.
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Je crois à la transmission
Nous ne naissons pas de rien. Nous recevons une langue, une culture, des connaissances, des paysages, des savoir-faire, une histoire. Nous recevons aussi des institutions, des droits et une certaine idée de la dignité humaine.
J’ai choisi d’enseigner parce que je voulais rendre ce que j’avais reçu et transmettre à des enfants de toutes origines un héritage qui leur appartenait autant qu’à moi.
Ce que nous avons reçu ne nous appartient pas. Nous en sommes les dépositaires. À nous de le transmettre, enrichi, à ceux qui viendront après nous. Nous sommes la France d’hier et de demain.
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Je crois au mérite, à l'effort et au dépassement de soi
Je refuse une société qui apprendrait à ses enfants qu’essayer, travailler, progresser et se dépasser ne servent à rien.
Le mérite n’est pas le privilège des premiers de la classe, c’est la reconnaissance de l’effort, quel que soit notre métier, notre part de devoir envers les autres. Mais le mérite n’a de sens que si chacun peut réellement avoir sa chance de l’exprimer.
Voilà pourquoi je crois à une école exigeante, parce que l’exigence est une marque de respect.
Je veux une République qui donne beaucoup à chacun et qui, en retour, n’ait pas peur de demander beaucoup à tous.
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Je crois à l’égalité républicaine
Je crois à une règle simple trop souvent oubliée : les mêmes droits, les mêmes devoirs et la même loi pour tous.
L’enfant d’ouvrier doit pouvoir aller aussi loin que l’enfant de médecin si son travail et son talent le lui permettent. Face à la justice, face à l’administration, face au pouvoir, chaque citoyenne et chaque citoyen ordinaire doit être traité avec le même respect que celui qui dispose d’argent, de relations ou de pouvoir.
Je ne me résignerai jamais à une République où certains connaissent les bonnes portes, les bons réseaux et les bons numéros de téléphone.
La République commence par le principe que personne n’est au-dessus des règles, et personne abandonné.
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Je crois à la souveraineté du peuple
À dix-sept ans, j’ai entendu Philippe Séguin à l’Assemblée nationale parler du peuple souverain et de l’immense responsabilité de ses représentants. Plus tard j’ai lu le Général de Gaulle, Pierre Mendès France ou Jaurès faire conjuguer démocratie et peuple de France. Cette idée ne m’a jamais quittée.
La démocratie ne consiste pas à demander périodiquement leur avis aux citoyens avant de leur expliquer que les décisions importantes se prennent ailleurs.
Le peuple doit pouvoir choisir son destin. Et lorsqu’il parle, sa parole doit être respectée.
Je ne crois pas à la démocratie sans souveraineté, parce qu’il n’y a pas de liberté politique lorsque les décisions essentielles échappent aux citoyens. Le peuple doit être consulté régulièrement par voie référendaire comme le demande notre constitution.
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Je crois à l’indépendance
Je veux pouvoir dire oui lorsque nos intérêts et nos principes le commandent. Et dire non lorsqu’ils l’exigent.
Cela suppose une France capable de produire son énergie, son alimentation, ses médicaments, ses technologies essentielles. Cela suppose aussi une diplomatie qui ne soit le supplétif d’aucune puissance.
Être indépendant, ce n’est pas être seul, c’est être assez libre pour parler à tous et ne se soumettre à personne.
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Je crois au travail et à ceux qui produisent
Je crois à la dignité du travail.
Je crois aux ouvriers, aux agriculteurs, aux artisans, aux ingénieurs, aux chercheurs, aux soignants, aux enseignants, aux entrepreneurs. Je crois autant à la main qui façonne qu’à l’esprit qui invente et crée. À tous ceux qui transforment, fabriquent, cultivent, réparent, inventent et transmettent.
Une nation qui ne produit plus ce dont elle a besoin finit par ne plus décider de son destin.
Produire n’est pas seulement une nécessité économique, c’est la condition de notre liberté et de notre indépendance.
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Je crois au service de l’intérêt général
Mes parents étaient médecins. Ils m’ont transmis une idée simple qui ne m’a jamais quittée, celle d’être utile.
C’est ainsi que je conçois l’État. Servir l’État, c’est servir les Français, ce n’est pas se servir.
Je ne supporte plus ces portes tournantes entre cabinets ministériels, haute administration, banques et multinationales. Je n’accepte pas que certains préparent leur carrière auprès de ceux qu’ils étaient chargés de contrôler, ni que des intérêts privés disposent d’un accès au pouvoir que le citoyen ordinaire n’aura jamais.
La corruption commence chaque fois que l’intérêt particulier prend le pas sur l’intérêt général.
Je veux un État impartial, des responsables qui rendent des comptes, des conflits d’intérêts combattus et des lanceurs d’alerte protégés.
Parce qu’une République dans laquelle l’argent, les réseaux ou les relations permettent d’obtenir ce que les autres ne peuvent obtenir n’est plus pleinement une République.
Servir la France, c’est servir quelque chose de plus grand que soi, et ceux qui servent l’État doivent être exemplaires.
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Je crois à l’enracinement
J’aime la France non seulement pour ce qu’elle proclame, mais pour ce qu’elle est.
Ses paysages, ses villages, ses villes, ses champs, ses ateliers, son patrimoine architectural, ses ports, sa langue, ses accents, ses cuisines et saveurs, ses métiers, tous ces visages différents qui composent un même pays. Nous sommes toute la France.
La République est une idée universelle, mais elle s'est incarnée dans une histoire, une terre et une mémoire. C’est cette France, à la fois charnelle et spirituelle, que j’aime.
Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient.
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Je crois qu’il faut savoir conserver pour pouvoir construire
Tout ce qui est ancien n’est pas bon, tout ce qui est nouveau n’est pas un progrès.
Je veux conserver ce qui mérite de l’être : nos paysages, notre patrimoine, nos terres agricoles, notre biodiversité, nos savoir-faire, notre langue, notre culture et cette manière française d’habiter le monde.
Conserver n’est pas vivre tourné vers le passé, c’est refuser de sacrifier l’irremplaçable à l’éphémère.
Je veux préserver ce que nous avons et doit durer pour pouvoir bâtir ce qui doit être.
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Je refuse la fatalité
C’est peut-être la conviction qui unit toutes les autres.
Je refuse le « on ne peut rien faire ». Je refuse qu’on nous explique que la France serait condamnée à s’appauvrir, à ne plus produire, à voir son école décliner, ses services publics s’effondrer et sa voix s’effacer.
Je ne crois pas au déclin comme destin.
Je crois à la volonté, au travail, à l’intelligence et à la force d’un peuple lorsqu’il décide de reprendre son destin en main.
La France n’est pas derrière nous. Elle est devant nous.
Et si je m’engage aujourd’hui, c’est précisément parce que je crois qu’aucune fatalité ne résiste à un peuple qui retrouve la volonté d’agir.
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