Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

Le moment est venu

J’ai décidé de prendre mes responsabilités

Pendant des années, j’ai observé, analysé, alerté. Mais arrive un moment où commenter ne suffit plus. La France peut retrouver la maîtrise de son destin, reconstruire son indépendance et préparer un avenir meilleur pour nos enfants. C’est le sens de mon engagement ; voilà ce en quoi je crois.

Natacha Polony

Mes chers compatriotes,

La France est à un moment de vérité.

Nous pouvons continuer à regarder notre pays s’affaiblir, nous habituer au déclassement, accepter que nos enfants vivent moins bien que nous.

Ou nous pouvons décider de reprendre notre destin en main et refaire de notre patrie une nation indépendante, fière, puissante, où chacun peut vivre dignement de son travail.

Je crois que, dans dix ans, la France peut redevenir un pays qui produit ce dont il a besoin, qui maîtrise son énergie, nourrit sa population, soigne ses citoyens, instruit ses enfants et décide souverainement de son avenir.

Je crois que, dans vingt ans, elle peut être une puissance indépendante, respectée parce qu’elle est libre, capable de parler à tous et de ne s’aligner sur personne.

Je crois surtout que nous pouvons être fiers de la France que nous laisserons à nos enfants.

Mais je ne vais pas vous raconter d’histoires pour petits enfants.

Vous êtes des adultes.

Vous connaissez la situation du pays. Elle est grave.

Notre dette est immense. Notre industrie a été méthodiquement démantelée. Nos services publics sont épuisés. Notre école ne tient plus sa promesse d’émancipation. Notre système de santé craque. Nos agriculteurs ne vivent plus toujours de leur travail. La violence et les trafics empoisonnent des quartiers entiers. Notre parole internationale s’est affaiblie. Notre démocratie elle-même est malade.

Nous avons fini par croire que nous ne pouvions plus rien changer.

17 millions de Français se disent que voter ne sert plus à rien. 53 % ne se reconnaissent pas dans l’offre politique existante.

Et je trouve extraordinaire de voir aujourd’hui tant de responsables qui ont exercé le pouvoir revenir devant les Français pour leur expliquer qu’ils possèdent enfin la formule qui permettra de tout réparer.

Pourquoi ne l’ont-ils pas appliquée lorsqu’ils gouvernaient ?

En lançant Nous sommes la France, j’ai reçu des milliers de vos témoignages.

Vous êtes les orphelins de la politique. Des citoyens qui travaillent, entreprennent, enseignent, soignent, produisent, cultivent, protègent. Vous faites vivre nos services publics et ce qui demeure de notre appareil productif. Vous défendez le travail digne, la solidarité nationale, l’égalité des chances.

Et pourtant, beaucoup d’entre vous n’y croient plus.

Eh bien moi, je crois que nous pouvons reprendre notre destin en main.

Nous sommes un pays au passé glorieux et ce n’est pas notre caractère de nous résigner.

Nous ne sommes pas une nation habituée à baisser les bras.

Je crois profondément que les hommes sont heureux lorsqu’ils sont maîtres de leur destin, lorsqu’ils peuvent défendre leurs intérêts et choisir leur avenir. Il est temps que la France retrouve cette liberté.

Nous avons besoin d’une rupture avec ce qui a failli.

D’une politique qui retrouve sa raison d’être : servir les citoyens et l’intérêt général.

Et cette rupture commence par un mot que nous devons réapprendre à prononcer, responsabilité.

Car notre pays tient encore grâce à vous, à ces millions de Français qui, eux, prennent leurs responsabilités, courageusement, silencieusement, chaque jour.

Nous l’avons vu lorsque l’hôpital a affronté la crise sanitaire, les soignants ont bousculé les procédures bureaucratiques, se sont réorganisés et ont tenu l’hôpital.

Regardez nos agriculteurs. Ils affrontent les prix imposés, les traités de libre-échange et la concurrence internationale déloyale qui va avec, les normes, les aléas climatiques, et pourtant continuent à nourrir le pays.

Regardez nos artisans, nos ouvriers, nos ingénieurs, nos chefs de petites entreprises.

Regardez ces professeurs qui continuent à transmettre parce qu’ils savent qu’un enfant auquel on apprend à lire, écrire, compter, raisonner et connaître son histoire devient un citoyen libre.

Regardez nos pompiers, nos soldats, nos policiers qui continuent à nous protéger malgré les difficultés.

Partout en France, des gens tiennent.

Ils tiennent pour leur famille. Ils tiennent pour leurs collègues.

Et souvent, sans même le formuler ainsi, ils tiennent pour la France.

Voilà pourquoi je refuse de croire notre pays condamné. La force existe. Elle est là. Elle est en vous. Elle est en nous.

Mais cette force doit retrouver les moyens d’agir.

J’ai été enseignante. Je suis devenue journaliste parce que je voulais comprendre et transmettre. J’ai dirigé des rédactions. J’ai créé un média et une entreprise.

Transmettre, pour moi, a toujours signifié la même chose, donner à chacun les moyens d’être libre.

C’est aussi ce que doit faire la politique.

Et pour être libres, il faut d’abord retrouver notre indépendance matérielle.

Une nation qui ne produit plus ce dont elle a besoin finit par ne plus décider de son destin.

Nous voulons financer notre école et notre hôpital ? Il faut produire.

Nous voulons préserver notre modèle social ? Il faut produire.

Nous voulons de bons emplois et de bons salaires ? Il faut produire.

Nous voulons préparer la révolution de l’intelligence artificielle et de la robotisation plutôt que la subir ? Il faut produire. Nous voulons assurer notre défense et notre indépendance ? Il faut produire.

Dans dix ans, la France doit avoir retrouvé sa puissance industrielle.

Produire son énergie. Ses médicaments essentiels. Les machines et les technologies dont dépend notre souveraineté. Produire une alimentation de qualité.

L’État doit redevenir stratège. Planifier les investissements essentiels. Protéger nos infrastructures et nos filières vitales. L’argent public doit servir ceux qui investissent, forment et produisent en France.

Mais reconstruire la France, ce n’est pas seulement reconstruire des usines.

C’est reconstruire l’école.

L’école doit redevenir le lieu où l’enfant s’émancipe de ce qui le détermine à la naissance.

Elle doit transmettre des connaissances, une langue, une histoire, une capacité à raisonner.

Elle doit permettre à l’enfant d’ouvrier comme à l’enfant de médecin d’aller aussi loin que son travail et son talent le permettent. C’est la promesse républicaine.

Reconstruire la République exige enfin de rendre l’État à ceux qu’il doit servir.

Je veux ouvrir un chantier majeur contre la corruption et les conflits d’intérêts.

Car la corruption, ce n’est pas seulement une enveloppe de billets.

C’est aussi un responsable public qui prépare son avenir chez ceux qu’il est chargé de contrôler.

Ce sont des intérêts privés qui disposent d’un accès à la décision publique que le citoyen ordinaire n’aura jamais.

Ce sont ces portes tournantes entre cabinets ministériels, haute administration, banques et multinationales.

Quand servir l’État devient une étape dans un plan de carrière privé, la République se corrompt.

Je ne l’accepte pas.

Nous lutterons contre les conflits d’intérêts. Nous protégerons les lanceurs d’alerte. Nous encadrerons strictement les passages entre fonctions publiques stratégiques et intérêts privés.

La règle doit être la même pour les puissants et pour les autres.

C’est cela aussi, la responsabilité.

Et cette exigence vaut dans le monde.

La France n’a pas vocation à être le supplétif d’un empire, quel qu’il soit.

Elle doit être libre. Libre de parler aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, à l’Inde, au Brésil, à l’Afrique, au monde arabe.

Libre de dire oui quand ses intérêts et ses principes le commandent.

Libre de dire non lorsqu’ils l’exigent.

Ma France est une nation puissante qui parle à tous et ne se soumet à personne.

Ma France œuvre à la Paix dans le monde et n’attise pas la guerre – mais elle se prépare à se défendre si ses intérêts sont attaqués.

Voilà la France dans laquelle je veux que nos enfants vivent dans vingt ans.

Une France industrielle. Une France instruite. Une France qui maîtrise son énergie et son alimentation.

Une France où le travail permet de vivre dignement. Une France où le peuple est consulté et où le résultat d’un référendum est respecté. Une France qui protège ses citoyens.

Une France qui n’a peur ni de son histoire ni de son avenir.

Une France indépendante, fière et puissante. Une France œuvrant à la paix.

Je ne vous promets pas que le chemin sera facile.

Reconstruire prendra du temps. Il faudra travailler. Investir. Produire. Former. Faire des choix.

Vous êtes des adultes. On vous doit la vérité.

Tout ne changera pas en six mois.

Mais arrive un moment où commenter ne suffit plus.

Je suis une femme, une mère de trois enfants, une ancienne enseignante, une journaliste, une entrepreneuse.

Je ne suis pas une professionnelle de la politique. Pendant des années, j’ai observé, analysé, alerté.

Aujourd’hui, il faut prendre ses responsabilités. Je prends les miennes.

Dans l’adversité, regardons ce que nous avons.

Nous avons des ingénieurs, des chercheurs, des ouvriers, des agriculteurs, des artisans, des soignants, des enseignants, des entrepreneurs.

Nous avons une industrie nucléaire. Une agriculture exceptionnelle. Le deuxième territoire maritime mondial. Une langue parlée sur plusieurs continents. Une armée, une diplomatie, des infrastructures, des savoir-faire.

Et nous avons surtout un peuple qui sait prendre ses responsabilités lorsque l’essentiel est en jeu.

Alors non.

La France n’est pas finie.

Elle n’est pas condamnée au déclin. Elle n’est pas condamnée à l’impuissance.

Elle n’est pas condamnée à laisser à ses enfants un pays plus faible que celui que nous avons reçu.

La France n’est pas derrière nous. Elle est devant nous.

Dans dix ans, nous pouvons avoir reconstruit notre indépendance.

Dans vingt ans, nous pouvons transmettre à nos enfants une France plus forte que celle que nous avons reçue.

Personne ne le fera à notre place. À chacun de prendre sa part. À chacun de décider ce qu’il veut transmettre. À chacun de retrouver la maîtrise de son destin.

Car cette force existe déjà. Elle est en vous. Elle est en nous.

Nous sommes la France.

Vive la République. Et vive la France.

Signature de Natacha Polony

Partager cette page

Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.

Faire un don Je souhaite être informé

Rejoindre le mouvement

Je souhaite être informé

L’inscription est gratuite, et le don facultatif. Laissez votre adresse : vous recevrez votre invitation par courriel.

Protection de vos données. Les deux champs sont obligatoires. Natacha Polony traite ces informations, ainsi que la source de votre visite, sur la base de votre consentement, uniquement pour vous tenir informé de ses prochaines étapes et mesurer la provenance des participations. Votre inscription est enregistrée dès l’envoi du formulaire. Vous pouvez retirer votre consentement et exercer vos droits à tout moment. En savoir plus sur vos droits et l’utilisation de vos données.

Déjà inscrit ? Connectez-vous.