Bonjour à tous,
La région toulousaine n'est pourtant pas le fin fond de la campagne, pourtant il est extrêmement difficile, de trouver un rendez-vous en dermatologie...
La région ne manque pourtant pas de praticiens, au contraire, mais le discours est unanime : on ne prend pas de nouveaux patients, le cabinet ne pratique plus QUE de l'esthétique, le praticien part en retraite et n'a pas de remplaçant,...
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 19
4 solutions proposées
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Pour moi, à ce sujet, il n'y a que la contrainte qui peut marcher. Cela ne pose pas trop de problème de contraindre les retraités à diminuer leur train de vie. Pourquoi ne pourrait-on pas contraindre les médecins à prendre de nouveaux patients en oubliant un peu les clients payant beaucoup plus ? Les dermatologues pourraient être contrôlés pour ne pratiquer l'esthétique que pour 25 ou 30 % de leurs patients. D'autres médecins du secteur 2 devraient aussi, comme les dermatologues, être contrôlés pour ne pas dépasser une certaine somme en dépassements d'honoraires, qui sont souvent abusifs.
Libérons du temps de soin plutôt que d'agiter la contrainte
Vouloir salarier des médecins aux frais des mairies ou imposer des quotas autoritaires contourne le vrai problème : on ne résout pas une pénurie en contraignant les soignants. Cela ne ferait qu'accélérer les déconventionnements et les départs prématurés.
Pour regagner immédiatement des millions d'heures de consultations sans attendre les 10 ans de formation de nouveaux praticiens, il faut agir sur le temps médical utile :
1. Financer des assistants médicaux partagés : décharger les médecins de l'accueil, des prises de constantes et de la paperasse permet à un praticien de voir 10 à 15 % de patients supplémentaires par jour.
2. Élaguer le choc bureaucratique : supprimer les certificats médicaux d'aptitude sportive ou d'absence scolaire bénigne qui encombrent inutilement les salles d'attente au détriment des malades chroniques.
3. Déléguer aux autres professionnels de santé : élargir les protocoles de coopération avec les infirmiers en pratique avancée (IPA), les kinésithérapeutes et les pharmaciens (renouvellements simples, dépistages, petite traumatologie) au sein des CPTS et MSP déjà existantes.
Avant de punir ou de dépenser l'argent public dans des structures rigides, rendons aux soignants leur métier : soigner plutôt que gérer de l'administratif.
Pourquoi ne pas créer des maisons de santé dans lesquelles seraient salariés plusieurs médecins de plusieurs spécialités ? Avec priorité aux résidents du territoire où est installée la maison de santé. La gestion serait prise en charge par la collectivité dont dépend la maison de santé.
Que l’État prête de l’argent aux étudiants en médecine. Si ces étudiants terminent favorablement leurs études, il leur sera donné un choix (ou pas, remarque) : rembourser le prêt ou aller s’installer dans une région en tension. S’ils ne terminent pas leurs études, le prêt devra être remboursé.
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