Constat :
Lorsqu’un patient change d’hôpital (vacances dans un autre département, mauvaise orientation par les pompiers, etc), les professionnels qui le prennent en charge n’ont pas toujours accès rapidement à l’ensemble de son dossier médical. Ils doivent rechercher les anciens comptes rendus, contacter d’autres établissements ou demander au patient de fournir lui-même des documents. Cette fragmentation fait perdre du temps aux soignants, entraîne des examens redondants et peut nuire à la continuité et à la sécurité des soins.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 27
1 solution proposée
Proposition :
Faire du DMP le socle national réellement interopérable du dossier médical, automatiquement alimenté par les établissements de santé publics et privés et les professionnels de ville pour les informations pertinentes.
Tous les logiciels médicaux devraient respecter des standards nationaux d'interopérabilité, notamment les standards modernes comme HL7 FHIR, et disposer d'API normalisées permettant aux systèmes autorisés d'échanger automatiquement les informations. L'objectif est d'éviter les systèmes propriétaires fermés dans lesquels les données restent prisonnières d'un établissement ou d'un éditeur.
Il ne s'agit donc pas nécessairement de remplacer immédiatement tous les logiciels existants par une gigantesque application nationale. L'État doit plutôt imposer une architecture commune : identité nationale du patient, formats communs, API ouvertes et sécurisées, authentification forte des professionnels et règles communes d'accès aux données.
À terme, un médecin autorisé prenant en charge un patient à Marseille, Toulon, Paris ou ailleurs devrait pouvoir retrouver, depuis son environnement professionnel, les antécédents, allergies, traitements, comptes rendus d'hospitalisation, opérations, biologie et imagerie pertinentes, indépendamment de l'établissement qui les a produits.
L'accès doit naturellement être strictement sécurisé, tracé et limité aux professionnels habilités, avec une infrastructure répondant à des exigences élevées de cybersécurité et de souveraineté des données.
Objectif : « Un patient, un dossier médical accessible partout en France. »
Cela s'articule parfaitement avec ta proposition précédente : côté professionnel, tendre vers un environnement informatique hospitalier national harmonisé ; côté patient, rendre les données réellement interopérables et disponibles d'un établissement à l'autre. Les deux mesures répondent au même objectif de productivité totale des facteurs appliquée à l'hôpital : récupérer du temps médical non pas uniquement
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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