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Cahier de doléances · Santé

Problème n° 346

+1 personne l’a aussi écrit

Le manque de médecins sur presque tout le territoire.

Depuis Ille-et-Vilaine (35) · 4 octobre

5 solutions proposées

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Solution n° 672Préférée des inscrits+2 personnes l’ont aussi écritNiveau : État

Le constat : Le numérus clausus pendant des années n'a pas pris en compte l'évolution de la démographie de notre pays, à savoir le vieillissement de la population et en particulier la prise en compte de la génération très nombreuse des baby boomers qui arriveraient à un moment ou il n'y aurait plus assez de médecins.
L'espérance de vie qui a augmentée de façon croissante (et c'est très bien) n'a pas été prise en compte également dans le choix de limiter le nombre d'étudiant en médecine.
La difficulté c'est que notre pays possède une population vieillissante de plus en plus nombreuse avec des besoins médicales de plus en plus importants liés à l'âge. Le nombre de médecin n'est donc pas suffisant et en particulier pour certains spécialistes. Une difficulté supplémentaire c'est qu'il faut 10 ans d'études voir au delà pour devenir médecin ! La répartition géographique des médecins dans notre pays n'est pas adapté aux besoins actuels, certains endroits concentrent trop de médecins et d'autres non. Voici quelques propositions:
- Augmenter le nombre de place en études de médecine et accompagner les étudiants et les facultés de médecines.
- Créer un observatoire qui mesure la répartition des médecins et des spécialistes sur nos territoires en tenant compte de la démographie de ces territoires.
- Après l'obtention du diplôme de médecine, obliger le nouveau médecin à s'installer dans des territoires sous doté en praticien pour une durée de 3 à 5 ans. (Une partie des études des médecins est financé par l'hôpital publique, donc de l'argent publique, à savoir les impôts des citoyens français, il me parait normal que les nouveaux diplômés en médecine s'engagent à rendre en retour aux français et à leur pays cet engagement d'installation) Les pharmaciens n'ont pas la liberté de s'installer ou ils veulent et c'est le cas également dans d'autres métiers.
Possibilité de 3 choix de territoire pour le nouveau médecin, puis le délai passé, est libre de choisir ou il veut s'installer.
Des communes et villes accompagnent matériellement et financièrement l'installation des médecins dans leurs territoires, donc généraliser ces aides.
Le Canada a pris cette décision il y a plusieurs années et cela fonctionne plutôt bien, de nombreux médecins sont restés définitivement dans les territoires désignés.
- Créer des maisons médicales avec plusieurs médecins et praticiens dans les endroits qui sont sous dotés. Permet aux jeunes médecins en particulier en campagne de ne pas être seul, ce qui peut être stressant pour un jeune médecin; cela permet aussi d'avoir d'autres professionnels de santé en accompagnement. Permet la mutualisation des frais d'installations, de fonctionnement, améliore l'offre de santé global etc...
- Recruter des médecins étrangers dans les filières médicales qui possèdent un déficit trop important en les aidant à s'installer principalement sur des territoires sous dotés.
- Augmenter le salaire des médecins de campagne et ceux qui travaillent dans territoires isolés. Prise en compte de l'installation des familles de ces médecins.
- Mettre en relation des médecins retraités ayant pratiqué leur métier dans des territoires isolés avec des étudiants en médecine. (Partage d'expérience)

Depuis Finistère (29) · 4 octobre
Solution n° 457Niveau : État

Les pharmaciens sont soumis à des conditions d'installation… Pourquoi les médecins y échappent-ils ?
Facile à mettre en place pour les nouvelles installations.

Depuis Charente-Maritime (17) · 4 octobre
Solution n° 578+1 personne l’a aussi écritNiveau : État

Pour attirer les médecins dans les territoires, il faut d'abord recréer une attractivité :

1. Recréer un tissu agricole.

2. Recréer un tissu de commerces de proximité : boucherie, épicerie, primeur, fromager...

3. Réindustrialiser les territoires.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre
Solution n° 1026Niveau : État

1-Avant toute inscription en première année de médecine ,signature par l'étudiant de l'engagement d'exercer la médecine quelque soit le lieu
2-changer le mode du concours :suppression des QCM et des sujets nécessitant une réflexion et analyse.
3-Respect du serment d'Hippocrate dans leur exercice quotidien
4-Pour le concours de l'internat ,évaluer les besoins en spécialités et mettre le nombre de postes en adéquation des besoins

Depuis Corrèze (19) · 5 octobre
Solution n° 1043+1 personne l’a aussi écritNiveau : État

Je pense que nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une France où l’accès à un médecin dépend encore trop du lieu où l’on habite. Dans certains territoires, obtenir un rendez-vous devient difficile, les délais s’allongent et les patients doivent parfois parcourir de longues distances. À mes yeux, cette situation touche à quelque chose d’essentiel : l’égalité d’accès aux soins.
Depuis des années, nous essayons surtout de rendre ces territoires plus attractifs par des primes, des aides à l’installation ou le financement de maisons de santé. Ces mesures sont utiles, mais elles ne suffisent peut-être pas. Un médecin ne choisit pas seulement un cabinet. Il choisit aussi une manière d’exercer, un équilibre de vie, des possibilités de remplacement, un environnement professionnel et un lieu où sa famille pourra vivre.
Je ne crois pas qu’il faille pour autant imposer à tous les médecins leur lieu d’installation. La liberté d’installation me paraît devoir être préservée. Mais cette liberté ne signifie pas nécessairement que la collectivité doive accompagner de la même manière toutes les installations, quels que soient les besoins du territoire.
Nous pourrions donc créer un service territorial de santé. Les médecins qui choisiraient d’y entrer s’engageraient à exercer pendant deux ans dans un territoire où les besoins sont particulièrement importants. Ce parcours pourrait concerner en priorité les médecins au début de leur carrière, sans être fermé à ceux qui souhaiteraient s’y engager plus tard.
Les territoires concernés devraient être définis à partir de critères nationaux simples et transparents : nombre d’habitants sans médecin, délais d’accès aux soins, éloignement des structures sanitaires, âge de la population et évolution prévisible de la démographie médicale. L’idée serait que les besoins réels de la population, plutôt que la capacité d’influence locale, déterminent les priorités.
En contrepartie, nous ne pourrions pas demander à ces médecins de venir seuls combler des difficultés anciennes. La République pourrait leur garantir de bonnes conditions d’exercice : des locaux équipés, un secrétariat ou un assistant médical, une rémunération sécurisée, des possibilités réelles de remplacement, un accès à la formation, un logement lorsque cela est nécessaire et un accompagnement de la famille. Ils exerceraient en lien avec les professionnels déjà présents sur le territoire.
Le caractère temporaire de cet engagement pourrait être assumé. Deux années permettraient de répondre à un besoin immédiat, mais aussi de faire découvrir à certains médecins un territoire dans lequel ils n’auraient peut-être jamais envisagé de vivre. Certains repartiraient. D’autres pourraient choisir de rester. Les communes, les professionnels locaux et la République auraient alors deux années pour leur donner envie de transformer ce passage en installation durable.
Cette rotation devrait être organisée pour éviter toute rupture dans le suivi des patients. Chaque arrivée pourrait être anticipée, chaque départ préparé et la transmission des dossiers assurée. Un médecin peut être de passage sans que le soin devienne discontinu.
Après ces deux années, le médecin pourrait bénéficier d’un véritable accompagnement professionnel : aide à l’installation sur le territoire de son choix, cabinet prêt à exercer, accompagnement administratif, secrétariat ou assistant médical, aide au logement et à l’installation familiale, accès facilité au financement, à certaines formations ou à certains recrutements hospitaliers. S’il choisissait de rester dans son territoire d’accueil, cet accompagnement pourrait être renforcé.
Je verrais moins ces avantages comme des primes que comme la contrepartie d’un engagement réciproque. Le médecin aurait rendu un service dans un territoire où la Nation en avait besoin. En retour, la collectivité l’aiderait lorsqu’il construirait la suite de son parcours professionnel.
Personne ne serait obligé de rejoindre ce dispositif. Chaque médecin conserverait la liberté de s’installer où il le souhaite. Mais nous pourrions réserver l’accompagnement le plus important à ceux qui auraient accepté cet engagement territorial.
Il me semble que cette voie permettrait de préserver la liberté d’installation tout en cessant de traiter les inégalités territoriales comme une fatalité. La République ne déciderait pas à la place des médecins de l’endroit où ils doivent vivre. Elle pourrait simplement choisir de soutenir davantage ceux qui ont accepté, pendant un temps, d’exercer là où les besoins étaient les plus grands.

Depuis Paris (75) · 5 octobre

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