Problème : le désengagement de la Sécurité sociale dans la prise en charge des soins et l'augmentation des tarifs des complémentaires santé.
Le pourcentage du montant des soins remboursés par la sécu ne cesse de se restreindre, confiant une part toujours plus importante des remboursements aux complémentaires privées, qui répercutent largement ces frais dans leur tarification aux assurés.
Or, il faut savoir que la Sécurité sociale a des frais de gestion (ce qui est prélevé sur les cotisations pour faire fonctionner le système) qui sont TRÈS FAIBLES, de l'ordre de 1 à 4 % selon les branches. Ils sont surtout TRÈS INFÉRIEURS à ceux des mutuelles santé, qui ponctionnent 20 % en moyenne des cotisations pour faire fonctionner la boîte, faire de la pub, payer les CE... et rémunérer les actionnaires, bien entendu.
BILAN : l'assuré subit une augmentation de cotisations de complémentaires santé BEAUCOUP PLUS élevée que ce qu'il aurait payé comme augmentation de cotisations sociales.
C'est un tour de passe-passe qui est défavorable au pouvoir d'achat, en plus d'être très inégalitaire. Là où la Sécu aurait pu augmenter ses cotisations de 10 €, les mutuelles les augmenteront de 12 €. Indifféremment des revenus individuels. Mais le gouvernement aura tout loisir de dire que ce n'est pas de sa faute... Et qui paye cette lâcheté ?
Comme d'habitude, ceux qui bossent, qui gagnent suffisamment pour ne pas bénéficier de la C2S ou de l'AME, et trop peu pour qu'une augmentation de leurs tarifs de mutuelle leur soit indolore...